Philippe et Véronique, propriétaires d’une maison d’hôtes dans l’Ardèche
Philippe et Véronique, propriétaires d’une maison d’hôtes dans l’Ardèche

« Habitant Montpellier et travaillant dans les professions de l’immobilier depuis près de vingt ans, nous étions usés par notre métier aux contacts parfois tendus et, en tout cas, artificiels avec notre clientèle. »

Notre bio

Un jour, quelqu’un qui recherchait une maison à vendre pour sa tante a sonné à notre porte. C’était une rencontre insolite car cette personne avait eu un coup de cœur pour notre habitation et souhaitait nous l’acheter !
Alors que l’idée, dans nos esprits, n’était absolument pas à l’ordre du jour, nous nous sommes vu accepter de signer, huit jours après, un compromis de vente de notre maison et le mois qui a suivi nous déménagions. Nous sommes un peu fatalistes et avons vu cela comme le signe d’un renouveau, d’une nouvelle aventure à entreprendre.

Là, nous avons pris la décision de changer de vie. De nous installer « à la campagne », en Ardèche, le département d’origine de mon épouse Véronique.
L’évidence nous est apparue rapidement de nous orienter vers les métiers de l’accueil touristique et l’idée a germée peu à peu de choisir l’activité de chambres et de table d’hôtes.

Notre région coup de cœur

Nous habitons le village de Rosières, dans le sud de l’Ardèche.

Situé à vingt kilomètres au sud d’Aubenas, nous sommes proches des superbes Gorges de l’Ardèche et de la fameuse Grotte Chauvet. Egalement non loin des Cévennes et du plateau ardéchois.

Véronique est originaire d’une bourgade, Les Vans, pas très loin de chez nous.
C’était donc une région que nous apprécions et que nous connaissions parfaitement pour y avoir emprunté les moindres sentiers de randonnées, écumé les sites remarquables et déniché des endroits attachants, oubliés des guides touristiques.

Nous aimons l’authenticité d’une façon générale de l’Ardèche et plus particulièrement celle de notre maison. Nous avons découvert notre structure dans un espace à la fois sauvage et retiré mais également proche de toutes les activités ou centres d’intérêt.
C’est devenu notre havre de paix !

Les grandes étapes de notre projet

Nous avons acheté notre maison en 1999 et ouvert notre structure avec trois premières chambres en 2001.

Près de 80% des travaux de rénovation de notre demeure, à l’origine une ancienne ferme datant de plus de 300 ans, ont été réalisés par nos soins.
Le chantier était tellement important que nous avons choisi d’installer dans le pré d’à côté un mobil-home pour habiter dans un hébergement « propre » et directement sur place.

Nous avons crée les deux dernières chambres et la piscine dans la période qui a suivi.

Les moyens mis en place pour concrétiser notre projet

Nous n’avons pas recherché de fonds spécifiques pour la création de notre structure puisque nous avions déjà réalisé la vente de notre ancienne maison.

Cependant nous avons par la suite sollicité notre banque pour réaliser ponctuellement des améliorations. Concernant les subventions accordées, cela aura été symbolique.

Lors du lancement de notre activité, les Gîtes de France Ardèche nous ont proposé une formation. Nous avons eu le sentiment d’avoir été soutenus, épaulés par notre antenne départementale.
Ils ont toujours été présents pour répondre à nos interrogations et dissiper quelques fois les doutes qui peuvent subvenir au démarrage d’une nouvelle activité.

Notre passion

L’activité de chambres et de table d’hôtes est notre activité professionnelle à plein temps, nous avons, en basse Ardèche, la chance de bénéficier d’une saison touristique très longue !

Nos passions et loisirs sont d’une part la cuisine et toutes les activités qui en découlent. Donc à la fois la création de repas et la mise au point de nouvelles recettes, mais aussi la culture de notre potager Bio qui fourni une grande partie de notre table d’hôtes. Egalement la découverte et l’apprentissage des plantes sauvages et aromatiques.

D’autre part, notre grande passion est la randonnée qui nous permet la découverte permanente de notre territoire ou, pendant les vacances, de territoires plus éloignés. C’est l’occasion de faire de nouvelles rencontres, de connaître de nouvelles recettes et de nouvelles épices.
La randonnée, nous la pratiquons « par procuration » avec nos visiteurs en leur indiquant tous les parcours que nous avons repérés hors saison. C’est un moyen de leur faire partager notre amour pour la région.

Cuisiner est, à nos yeux, une évidence pour notre activité de maison d’hôtes. C’est autour de notre table, tous ensemble, que vient le moment des rencontres et des échanges.

Nous partageons cette passion avec nos hôtes à travers nos ateliers de cuisine des plantes sauvages. En effet, nous proposons des séjours à thème : ensemble avec les vacanciers nous partons pour la cueillette des plantes aromatiques, nous réalisons ensuite le repas du soir pour la table d’hôtes. Nos hôtes apprécient beaucoup cette formule et cela nous permet d’aller jusqu’au bout de l’expérience de séjour. Ce sont des moments d’enrichissement réciproques.
Tout au long de l’année, nous échangeons avec nos visiteurs sur nos légumes du potager, sur nos plantes sauvages et nos recettes.

Notre plaisir au quotidien

Quelles sont les raisons principales qui nous ont motivés ?

Nos hôtes nous posent souvent cette question !
Par boutade, je réponds : « Le pognon », qui est loin d’être notre guide pour expliquer aussitôt que les contacts et les rencontres ont toujours été une locomotive dans notre vie. En choisissant cette activité, nous devons reconnaître avoir été généreusement récompensés de ce côté !

Nous nous nourrissons de l’expérience de chacun. Nous sommes transcendés par la gentillesse de nos hôtes et nous découvrons chaque jour le bonheur d’échanges sincères.
Nous avons la faiblesse de penser que cette nouvelle vie nous a réconciliés avec la nature humaine.

Une anecdote à vous raconter

En près de quinze ans d’activité il est difficile de choisir une seule rencontre marquante, il y en a eu tellement !

Nous avons été comblés d’une multitude de belles rencontres !
Alors faut-il retenir ce sous-préfet habituellement austère et sévère animant toute une soirée par ses blagues et ses pitreries ? Ou faut-il préférer les moments de rire et les départs où les yeux se brouillent d’émotion ?

Faut-il choisir les soirées où cet habitué Belge sort sa guitare et captive tout le monde par un répertoire plein d ‘émotion ou bien ce moment où ce garçonnet haut comme trois pomme se met à crier dans la maison « Tu es trop belle Véro’ ! » ?

Il y a encore cette soirée quand cette jeune maman qui avait perdu son fils dans un accident a raconté son histoire pour la première fois devant tous, une vraie thérapie de groupe et nous a remerciés en partant d’avoir pu vider son cœur.

Et puis il y a également tous ces mots et messages que nous recevons ensuite, autant de petites attentions qui nous transportent !

Adhérent Gîtes de France

Nous sommes adhérents Gîtes de France depuis plus de quinze ans et le premier mot qui pourrait évoquer cette expérience est « rassurant ».

Rassurant pour nos hôtes qui louent chez nous car nous sommes labellisés. La garantie pour eux de trouver un produit sérieux comme ils recherchent. Et rassurant pour nous également, de nous sentir épaulés par une grande maison qui consacre son énergie à nous défendre et promouvoir notre activité.

Un peu de prospective

Le tourisme chez l’habitant connait une progression constante, recréant le temps d’un séjour un moment de rencontre, d’écoute et d’échange que l’effervescence de la vie professionnelle ne permet plus de maintenir.

Ce n’est pas dans vingt ans qu’il faut l’imaginer mais c’est maintenant qu’il faut être rigoureux sur la notion d’accueil et d’éthique : le respect de nos hôtes par une réception attentive, des structures irréprochables, une table d’hôtes partagée et représentative des produits locaux de notre région.
Si ces notions chères au label Gîtes de France ne sont pas respectées, l’accueil chez l’habitant dérivera vers une hôtellerie, souvent chic, à la campagne, oubliant sa première qualité : l’accueil personnalisé.

Si vous souhaitez découvrir la maison d'hôtes de Véronique et Philippe et y séjourner :
 "L'Oustalou", chambres d'hôtes à Rosières - Ardèche | Réf. 180

un commentaire

  1. J’ai découvert par l’intermédiaire d’Yvanna votre gîte qui est super beau, moi j’ai exercer durant 14 ans dans la région de Bretagne des  » Chambres d’hôte  » un temps bien accompli et maintenant une belle pause vu mon âge…Monique

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