Frédérique, propriétaire de chambres d’hôtes en Lozère

« Originaire du Nord-Pas-de-Calais, j’ai vécu vingt ans avec mon mari Pascal sur l’île de la Réunion, avant de nous installer au cœur des Cévennes en Lozère en 2009. »

Ma bio

Pendant quinze ans j’ai travaillé dans le domaine du social, essentiellement pour des associations caritatives. J’ai toujours été très impliquée dans l’humanitaire. Lors de ma vie à Madagascar, j’avais mené un projet de construction de puits pour répondre au besoin des habitants, avec une association que j’avais créé avec quelques amis.

Avec mon mari nous avons plusieurs passions en commun : l’amour des espaces sauvages, de la vie simple au contact de la nature, et sans oublier l’apiculture ! Des circonstances professionnelles favorables, une idée qui germe petit à petit dans mon esprit et voilà qu’éclot un nouveau projet : créer des chambres d’hôtes de charme en pleine nature !

Cependant, il était plus difficile et plus cher de se lancer dans cette activité en restant sur l’île de la Réunion, ainsi notre raison nous poussa à retourner en métropole, vers les Cévennes pour une seconde nouvelle vie !

Ma région coup de cœur

Nous avons recherché notre nouvelle maison en Lozère. J’avais en tête un heureux souvenir d’un voyage étant petite et la garantie d’un environnement paisible au sein du Parc National des Cévennes.

Nous rêvions alors d’une propriété avec, à proximité, un petit ruisseau… Et le miracle se produisit : un seul voyage au départ de la Réunion, une seule propriété visitée, un regard échangé entre nous et notre choix était fait ! Nous allions élire domicile à Transgardon, un hameau abandonné de Saint-Privat-de-Vallongue, au sud du département de la Lozère, sur le versant méridional des Cévennes.

Au pied de notre maison se trouve une rivière, autour de nous la montagne couverte de châtaigniers et de chênes verts, enchâssant Transgardon au sein d’un petit cirque ensoleillé, avec des airs de la Réunion en miniature.

Notre maison d’hôtes se situe au cœur des Cévennes (une chaîne montagneuse faisant partie du Massif central), à quelques encablures des grandioses gorges du Tarn et de la Jonte, des Causses Méjean et Sauveterre (un ensemble de hauts plateaux calcaires français), dominés par le mont Lozère (le point culminant des Cévennes).

Les grandes étapes de mon projet

Lorsque nous nous sommes installés en septembre 2009 dans le hameau de Transgardon, ce dernier était à l’abandon depuis plus de vingt ans.

Pas d’alimentation en eau, pas de sanitaires, un point d’accès électrique rudimentaire, pas de chemin carrossable : seul un sentier piétonnier d’un kilomètre en permettait l’accès…

Les premiers gros travaux ont été réalisés dès 2009 par des entreprises locales : percement d’une voie d’accès carrossable dans la forêt, viabilisation du hameau, adduction et évacuation d’eau, réfection des principales charpentes et toitures dans le respect de l’architecture locale.

Nous avons ensuite effectué nous-mêmes les travaux de second œuvre (sols, plafonds, cloisons, électricité, plomberie…) pour pouvoir aménager la salle à manger et ouvrir une première chambre, la chambre « Haute », en 2012. La chambre « Guetali » et la chambre « Voûtée » ont suivi, en 2013 et 2014.

La promesse était d’offrir un hébergement de charme confortable, sans trahir l’esprit de cet habitat rural des Cévennes profondes. Parallèlement à cela, les abords de la maison ont été défrichés et aménagés, afin de créer un îlot de verdure apprivoisé, au sein du grand espace sauvage de la propriété.

Les moyens mis en place pour concrétiser mon projet

Notre chance est d’avoir pu autofinancer la majeure partie de notre projet.

Quelques aides des collectivités locales, de la région, du département et de l’Union Européenne sont venues compléter ce financement.

Cependant ce projet n’aurait pu voir le jour si nous n’avions pas effectué nous-mêmes la majorité des travaux. Créer des chambres d’hôtes comme on monte une affaire financière ne nous semble pas réaliste, il faut le voir comme un moyen d’entretenir ou de valoriser un patrimoine que l’on possède déjà.

Bien sûr, comme pour tout projet de vie, le soutien attentionné de la famille et des amis est indispensable pour réussir !

Ma passion

Nous éprouvons beaucoup de plaisir à échanger avec nos hôtes sur les choses simples de la vie : le bonheur de cuisiner, d’appareiller de vielles pierres pour réparer un mur ou les initier à l’apiculture.

L’apiculture est une passion commune avec mon mari, qui s’est développée au contact des apiculteurs rencontrés lorsque nous vivions à la Réunion. Elle fait maintenant partie intégrante de notre vie dont elle est indissociable.

Nous vendons le miel que nous récoltons, d’ailleurs j’ai le statut d’exploitant agricole. Nous disposons d’une trentaine de ruches, ce qui fait environ 1 million et 500 000 abeilles !

L’abeille est un monde à elle toute seule. Chacun peut y trouver matière à réfléchir ou à s’émerveiller : l’ingénieur sera fasciné par l’architecture incomparable de son nid de cire gaufrée, modèle de solidité et d’optimisation, le poète y verra le coté bucolique de cet insecte pollinisateur qui participe aux amours des plantes, et devant tant d’harmonie, le mystique verra la main du créateur…

Ainsi personne ne peut rester indifférent à l’abeille. Bien sûr, l’abeille c’est aussi et surtout le miel qui régale les papilles des gourmets de tous âges (et parfois les piqûres, quand il s’agit de défendre sa maison).

Tout cela c’est ce que nous racontons à nos hôtes, toujours curieux d’en apprendre un peu plus.
Et si les questions fusent, si le sujet passionne, nous passons de la théorie à la pratique : nous les emmenons au rucher faire la connaissance de ces demoiselles…. Les plus hardis enfilent même la combinaison et ouvrent les ruches avec nous. L’émotion est toujours présente et l’expérience inoubliable…

Rassurez-vous cependant, si la seule vue d’un insecte « piqueur » ou non vous effraie, vous pourrez passer votre séjour à Transgardon sans même remarquer l’une de nos abeilles ! Elles savent se faire discrètes et s’intéressent plus aux fleurs qu’aux humains…

Enfin, notre propriété offre trois hectares de châtaigniers, grâce auxquels nous vendons leurs fruits, les châtaignes. En automne, nos hôtes peuvent les récolter, quand elles sont à peine tombées de leurs arbres.

Mon plaisir au quotidien

Avoir des chambres d’hôtes, c’est avant tout aimer les gens, aimer l’accueil.

Durant nos vingt années de vie à la Réunion, l’attrait des tropiques, l’exotisme de la destination, faisaient que nous recevions beaucoup de monde chez nous : la famille bien sûr, les amis, et souvent les amis des amis, parfois d’illustres inconnus, qui partageaient un moment de vie avec nous. Ces rencontres fortuites ont souvent été des moments riches.

Aussi, lorsque nous décidâmes d’ouvrir des chambres d’hôtes, nous réalisâmes à quel point cette activité serait un échange : nous offrons notre hospitalité, ouvrons une fenêtre sur notre vie, et en contrepartie les « autres » nous apportent leur regard sur la société, leur métier, le monde qui les entoure…

En fait, vivre au milieu de la nature comporte le risque latent de perdre le contact avec la réalité des autres, de se dé-sociabiliser. Nos hôtes sont notre antidote à ce mal.

En vivant au cœur des Cévennes, nous profitons d’une vie plus naturelle, nous la partageons avec les vacanciers, et en retour ceux-ci nous permettent de rester connectés avec le monde extérieur. C’est un échange de bons procédés.

Une anecdote à vous raconter

Chaque rencontre est une nouvelle aventure humaine, un risque et un défi qui demandent un engagement personnel.

Plus l’autre est différent de nous, plus grand est le défi, plus riche est la rencontre !

Notre plus beau souvenir se renouvelle à chaque fois que nous emmenons nos hôtes sur le pont de Transgardon, et que nous découvrons dans leurs yeux une parcelle de l’émotion qui nous a submergés, Pascal et moi, lorsque, pour la première fois, nous vîmes la rivière couler à nos pieds…

Adhérent Gîtes de France

Quand nous avons démarré notre activité de chambres d’hôtes, la question ne se posait pas : il fallait « être » Gîtes de France !

C’était la référence, celle de nos parents, et celle que tous nos hôtes ont encore en tête.

Même si certains de nos visiteurs n’utilisent pas leurs guides ou leur site internet pour réserver une chambre chez nous, quand ils découvrent notre maison, cela les rassure de savoir que nous sommes labellisé Gîtes de France 3 épis !
Ainsi, l’aspect « rassurant » est l’atout principal que je mettrais en avant pour présenter ce label.

Un peu de prospective

La tendance actuelle est de proposer aux hôtes toutes les prestations et produits issus de l’imagination sans limite du monde du marketing et de la consommation.

Exemple : les saunas, jacuzzis, home cinéma…. Dans ce contexte, qu’en est-il d’un séjour réellement authentique chez l’habitant ?

Peu à peu, je pense qu’une partie des vacanciers se détourneront de cette forme de tourisme de consommation, pour revenir à des choses simples… Cette évolution semble déjà s’amorcer aujourd’hui, mais bien souvent, ce n’est qu’un verni, un habillage pour faire « tendance ».

Concernant la clientèle étrangère, nous recevons actuellement beaucoup d’étrangers en basse saison (environ 30%) mais bien moins en haute saison (de 10 à 15 %). Nous espérons qu’elle augmentera en nombre lors des prochaines années !

Si vous souhaitez découvrir les chambres d'hôtes de Frédérique et y séjourner :
"Maison d’hôtes de Transgardon", chambres d'hôtes à Saint-Privat-de-Vallongue - Lozère | Réf. CH134

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