Félix, magicien et propriétaire de chambres d’hôtes et de gîtes - Le Domaine de l’Abéale, dans l’Ardèche
Félix, magicien et propriétaire de chambres d’hôtes et de gîtes - Le Domaine de l’Abéale, dans l’Ardèche

« J’ai passé l’essentiel de ma carrière professionnelle en région lyonnaise en tant que dirigeant d’une entreprise industrielle de transformation de matières plastiques. Puis j’ai voulu changé de vie ! »

Ma bio

Puis j’ai été consultant en management en région parisienne. J’aspirais à venir vivre dans le sud, ne supportant plus le climat de la capitale, ni son ambiance “stressée”. Ma compagne, bien que originaire de Paris, souhaitait en même temps prendre de la distance avec son métier dans les Ressources Humaines.
En cherchant une maison à acquérir dans le sud, nous sommes tombés amoureux de cette ancienne bâtisse en pleine campagne ardéchoise. Nous avons eu envie de nous y établir pour exercer une activité professionnelle qui serait le prolongement de nos expériences professionnelles passées. Et puis le désir de goûter au plaisir de l’accueil par les chambres d’hôtes a peu à peu germé dans notre esprit …

Ma région coup de cœur

Nous avons cédé à notre coup de cœur : nous nous sommes installés à Alboussière, dans une ancienne ferme datant du 17ème siècle, près de Valence.

Imaginez donc une bâtisse de 800 m² au milieu de trois hectares de campagne dégagée, pour nous qui venions des horizons rapprochés et étroits des grandes villes c’était un changement de vie bien radical ! C’est un rêve qui se faisait réalité. L’endroit était tellement magique, il y avait un tel potentiel, et tout ça à peu de distance des grands axes routiers, tout en étant dans un environnement calme et apaisant.
Nous avons pris notre décision en dix jours, et aujourd’hui, douze ans plus tard, nous n’avons aucun regret.

Les grandes étapes de mon projet

Nos quatre premières chambres se sont ouvertes en juillet 2004, puis la dernière en février 2005. Les 3 gîtes se sont ouverts l’année suivante.

Les travaux pour ouvrir nos chambres d’hôtes ont duré un an, au lieu des six mois initialement prévus. Nous avons donc ouvert nos hébergements tardivement, mais dès l’année suivante, nous avons eu une forte croissance du taux d’occupation de nos chambres. Nous avons pris le soin d’imaginer et de mettre en place une offre de séjour originale : nous proposons des séjours à thème avec, par exemple, des cours de magie. Nous avons aussi un espace bien-être avec une salle de fitness, une douche multi-jets, un sauna et un jacuzzi. D’autres activités sont proposées comme des parcours de randonnée. Tout cela dans une démarche studieuse en suivant le maximum de conseils, notamment ceux des Gîtes de France (car nous n’avions aucune connaissance sur l’activité de tourisme).

Les moyens mis en place pour concrétiser mon projet

Tout est allé très vite : la rencontre avec la mairie, l’Agence Départemental du Tourisme, les Gîtes de France, une étude de marché, un « business plan » en bonne et due forme, les premières esquisses d’aménagement, la démarche auprès des banques … et le grand saut !

Pour lancer notre projet, bien sûr, nous avions quelques « pièces » au départ, mais il a fallu malgré tout en emprunter auprès de notre banque.
Dès lors que le projet était bien ficelé par écrit, il ne nous a pas semblé plus difficile que cela de le mener au bout.
Nous nous sommes beaucoup appuyés sur les structures institutionnelles du tourisme ardéchois, pour devenir à notre tour, quelques années plus tard, leurs partenaires actifs. Ainsi, ma compagne a pris durant 6 ans, les rênes de l’office de tourisme local, et moi-même je participe aujourd’hui activement aux instances de développement du tourisme de notre territoire.
Nous avons suivi plusieurs formations, ce qui a été essentiel. Nous avons participés aux sessions dispensées par l’Agence Départemental du Tourisme, des offices du tourisme, d’Ardèche Plein Cœur, et du label Gîtes de France.
Très rapidement nous avons intégré les connaissances nécessaires au bon fonctionnement de notre activité, et surtout, nous avons pu tisser un réseau (notamment avec les autres adhérents du label Gîtes de France) où nous pouvions échanger nos expériences.

Ma passion

Depuis tout petit j’ai toujours eu des passions et je m’efforce sans cesse à les pousser le plus loin possible.

La magie en particulier me passionne depuis 20 ans. C’est un art à part : elle parle à notre âme d’enfant, à notre côté irrationnel. Elle nous fait vivre le merveilleux. C’est pour moi un magnifique outil de communication avec mes hôtes, car elle me permet de m’écarter des sentiers battus, de se projeter complètement dans le dépaysement, le changement avec son quotidien.
Elle donne la possibilité d’intensifier et de prolonger cette parenthèse de rupture et de récupération que nos visiteurs désirent vivre en venant chez nous. De plus, elle transforme leur séjour en un moment « inoubliable », car ils ont côtoyé le magique, le merveilleux, l’incompréhensible …

Comme beaucoup de gamins, j’ai bricolé la magie quand j’avais 10-12 ans avec mes boîtes de physique amusante : transformer l’eau en vin ou l’inverse, solidifier de l’eau, renverser un verre d’eau sans qu’il se vide … Plus tard pendant mes études d’ingénieur chimiste, j’ai eu pour copain de promo un fan de magie, qui est d’ailleurs devenu un magicien reconnu : Michel Fages. Il passe régulièrement à l’Olympia, aux Folies Bergères, et tout récemment sur Vivement Dimanche avec Michel Drucker. C’est lui qui m’a véritablement passé le virus, mais il n’a jamais accepté de me donner ses tours ; seulement incité à creuser les choses par moi-même.
Puis un beau jour, sur le tard à 45 ans, il a accepté de m’indiquer le contact d’un magicien sur Paris où je résidais à ce moment-là. De fil en aiguille, j’ai donc suivi la filière de l’Ecole de la magie de l’Académie Georges Proust dans le Marais à Paris, puis des cours particuliers. Et enfin j’ai connu un vrai épanouissement en rejoignant par parrainage le Cercle de Magie de Seine-et-Marne. Je suis adhérent à la Fédération Française des Artistes Prestidigitateurs (FFAP) et il m’arrive encore de me produire lors de quelques spectacles ici et là, pour le plaisir.
Aujourd’hui, c’est un régal pour moi que de surprendre mes hôtes avec de la magie en « réel ». C’est ce qui les sidère toujours car bien souvent c’est la première fois qu’ils côtoient un magicien « pour de vrai », sans l’intermédiaire de la télé qu’ils soupçonnent de cacher des trucages techniques.
Bien sûr on me demande souvent de dévoiler mes tours, ce à quoi je réponds « Oui … mais que si vous savez garder un secret ! ». Comme ils me répondent souvent « Bien sûr je sais garder un secret. », alors je m’amuse de leur répondre : « Eh bien … moi aussi ! ». Et toc !
C’est lors des stages de magie que j’organise dans le cadre de séjours à thème que je dévoile quelques uns de mes tours. Les participants sont très impliqués (les enfants comme les adultes !), car la magie demande beaucoup de travail, d’entraînement et de persévérance. A la fin de ces stages, qui durent un week-end (avec environ 10h de cours), les apprentis magiciens repartent avec une mallette de quelques tours suffisamment techniques et élaborés pour surprendre leur entourage.

Au quotidien lors des tables d’hôtes je fais attention à ne pas imposer mes « distractions magiques » à tous nos visiteurs, mais je m’arrange pour que cela arrive à la fin du dîner, discrètement, et de façon inattendue. Et mon plaisir est intense quand, le lendemain au petit-déjeuner, c’est le principal sujet de discussion entre les hôtes qui ont gambergé une bonne partie de la nuit pour trouver une explication à ce qu’ils ont vu la veille au soir.

Mon plaisir au quotidien

Nos parcours respectifs personnels et professionnels nous ont amenés à voyager beaucoup dans le monde, et à rencontrer beaucoup de cultures différentes.

Cette activité de chambre d’hôtes nous donne des opportunités sans cesse renouvelées de belles rencontres. Comme nous avons l’habitude de le dire à nos visiteurs, c’est vraiment le moment de la table d’hôtes qui justifie tous nos efforts, car c’est à ce moment-là que les échanges se font plus vrais et plus sincères. Il n’est pas rare que certains hôtes se confient à nous à des niveaux inattendus.
Et si en plus vous arrivez à cristalliser ce moment de convivialité autour d’un petit évènement magique qui marquera les esprits, alors vous avez gagné !

Une anecdote à vous raconter

Il nous est difficile de raconter notre plus belle rencontre tant il y en a eu et toutes différentes les unes des autres !

Nous pourrions citer cette rencontre il y a 6 ans avec ce cardio-chirurgien réputé de Marseille venu se reposer incognito à l’Abéale après avoir opéré de longues heures le matin même. Il a dû dévoiler son identité lorsqu’il nous a demandé s’il pouvait passer un appel à partir de notre téléphone, car le réseau de son portable ne passait pas. Nous étions à cent lieues d’imaginer qui pouvait être ce motard au visage fermé.
Ou encore ce visiteur de passage à l’allure magnifique qui n’était autre que Michel Leroyer (un acteur dans les films de cape et d’épée, contemporain de Jean Marais, mais aussi la doublure vocale de Gibbs de la série américaine NCIS). Il s’est plu à déclamer de sa voix forte quelques tirades de son répertoire pour tester l’acoustique de notre belle salle voûtée.
Mais peut-être l’histoire la plus touchante serait celle de cette dame de 85 ans qui est venue un jour, demandant à visiter l’Abéale. Elle y était née, et avait entendu dire que des gens l’avaient acheté et restauré. On l’a sentie heureuse de savoir que la bâtisse était entre de bonnes mains et que nous en avions fait un lieu de partage.

Adhérent Gîtes de France

Quand nous avons adhéré aux Gîtes de France il y a onze ans, nous percevions ce label comme un gage incontestable de qualité et de sérieux.

Mais nous regrettions cette image vieillissante d’une institution qui peinait à prendre le virage des années 2000.
Force est de constater que ce n’est plus le cas aujourd’hui, tant au niveau national qu’au niveau départemental (du moins au niveau du relais de l’Ardèche avec lequel nous sommes !). Il est plaisant aussi de remarquer qu’il y a proportionnellement moins de « cheveux blancs » lors des assemblées générales et davantage de propriétaires jeunes et plus dynamiques, des citadins pour beaucoup ayant fait ce choix de vie de s’installer dans un milieu rural.
Ceci a forcément fait évoluer l’offre des hébergements et la façon d’accueillir les vacanciers. Il y a une tendance vers une certaine « professionnalisation » de l’accueil et une plus grande prise en compte des attentes des hôtes.

Un peu de prospective

Je pense que le tourisme chez l’habitant n’aura plus rien à voir avec l’accueil d’hier.

Où l’offre d’hébergements touristiques était davantage justifiée par des motivations d’ordre économique : l’utilisation des chambres laissées vacantes par le départ des enfants, la production d’un revenu supplémentaire pour aider à maintenir un patrimoine familial, voir gagner un petit salaire d’appoint…
Le futur hébergeur sera le plus souvent une personne ayant fait le choix volontaire d’une nouvelle vie et disposée à accueillir des étrangers chez lui dans l’idée de partager. Il devra donc être très communiquant, très partageur des richesses locales et du patrimoine rural.
Ce choix devrait faire des émules en milieu citadin, comme on peut le voir d’ores et déjà avec l’émergence de chambres d’hôtes en ville, avec la récente création de l’offre des Citybreak par Gîtes de France.
Les hébergeurs prendront de plus en plus un rôle de « greeters », c’est-à-dire de bénévoles qui accueilleront les touristes pour une rencontre authentique lors d’une balade. Ils montreront et parleront de façon insolite, originale et personnelle de « leur » coin, « leur » quartier, de « leur » ville… Ce sera un relais sur le terrain, complémentaire à l’offre actuelle un peu statique des offices de tourisme. On verra aussi se développer des offres touristiques complètes bâties autour de structures d’hébergement : les séjours à thème. Pour aider à cela, il faudra d’ailleurs que la législation contraignante d’aujourd’hui sur le montage des séjours évolue !
Vu la diversité des origines socioprofessionnelles des futurs hébergeurs, la variété de l’offre touristique sera importante : sport, loisirs créatifs, bien-être, développement personnel, loisirs artistiques, culture et patrimoine, nature, jardinage …
Mais un produit si original soit-il, n’a d’intérêt que s’il a un consommateur, un acheteur ! Cela supposera donc que les attentes du touriste de 2035 auront bien évolué d’ici là. L’utilisation au quotidien d’Internet facilitera l’accès à une offre très variée, et suscitera des « envies » chez eux. Mais une nouvelle harmonie devra être trouvée aussi car c’est également une population plus importante qui viendra avec un état d’esprit plus « client » que hôte.
Il n’y a aucune raison pour que la clientèle reste seulement française. Il est probable que notre zone de chalandise dépasse nos frontières nationales : on s’ouvrera de plus en plus aux pays avoisinants.
Il y a cependant fort à parier que l’hôtellerie ne restera pas inactive face à ces évolutions, et intègrera peu à peu ces attentes futures, pour lesquelles l’accueil chez l’habitant restera le plus réactif. On voit déjà bon nombre d’hôtels aujourd’hui utilisant le vocabulaire des chambres d’hôtes : on ne parle plus de restauration mais de table d’hôtes, on parle d’être « comme à la maison », on parle de séjours à thème, etc…

Si vous souhaitez découvrir les gîtes et les chambres d'hôtes de Félix et y séjourner : "Le Domaine de l’Abéale", gîtes et chambres d'hôtes à Alboussière - Ardèche | Réf. 261, 7008, 7009, et 7010.

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