La volonté de continuer à faire vivre cette grande maison, de l’entretenir et de l’améliorer mais aussi notre goût commun pour le contact, l’accueil et les échanges… 

Ma bio

 

Originaire d’un département limitrophe de la Côte d’Or, la Haute-Saône, j’exerçais la profession paramédicale de puéricultrice. Attirée par l’enseignement, et toujours dans le cadre de ma profession, j’ai décroché mon premier poste à Dijon. Après une année d’exercice, puis une licence en Sciences de l’éducation, j’ai effectué des remplacements d’infirmière libérale sur la côte viticole, où je me suis installée et où j’ai rencontré mon mari lui-même natif de Chorey-les-Beaune.

 

Ma région coup de cœur

Le petit village est au calme tout en étant  proche de la route des vins, de l’autoroute, des commerces de proximité et de Beaune.

Issu d’une famille de viticulteurs (3ème génération), mon mari travaillait à l’époque sur le domaine familial, à Chorey-les-Beaune.

La région est très touristique grâce à l’activité viticole. Le petit village est au calme tout en étant  proche de la route des vins, de l’autoroute, des commerces de proximité et de Beaune.

Nous avons à cœur de promouvoir la région, son histoire, ses artisans et ses savoir-faire, partager de bonnes adresses de producteurs, comme si l’on partageait des secrets.

Les grandes étapes de mon projet

Mon mari souhaitait reprendre son indépendance en exploitant une plus petite surface de ce domaine familial, ce qu’il a pu faire dès début 2003. Rapidement, il m’a demandé de le rejoindre. Il n’a pas eu beaucoup à me convaincre, mon activité d’infirmière libérale étant peu compatible avec la vie de famille et, un accident de voiture plus tard : j’étais prête à changer de vie ! A deux conditions cependant : me faire ma propre expérience des vignes et suivre une formation professionnalisante d’un an à Beaune (2004-2005) afin d’obtenir un Brevet Professionnel de Responsable d’Exploitation (BPREA) option vitioeno. Sans regret…

Nous avions la volonté de continuer à faire vivre cette grande maison datant de la 1ère moitié du 19ème siècle et de l’entretenir. Nous souhaitions également capitaliser sur notre goût commun pour le contact, l’accueil et le partage. Tout ceci nous a très vite amenés à l’idée d’aménager un gîte qui compléterait parfaitement notre activité principale.

Originellement, cette maison abritait à la fois l’habitation et une partie de l’exploitation (la cuverie). Nous avons décidé de restructurer ce vaste bâtiment d’origine agricole en construisant une extension de cuverie (2004). La surface de l’exploitation étant désormais réduite, nous travaillons avec une main d’œuvre locale. De fait, des locaux auparavant dédiés à l’hébergement des vendangeurs à l’étage sont devenus vacants : un espace tout trouvé pour créer ce futur gîte.
Nous avons commencé par nous renseigner auprès d’accueillants afin d’avoir une idée plus concrète et réelle. Puis nous avons contacté Gîtes de France® à Dijon. Le label a été une évidence : il nous est apparu comme rassurant tant pour nous que pour les futurs vacanciers, car il est reconnu et gage de qualité et de professionnalisme. La proximité a fait le reste.

Chorey-les-Beaune. Photo by Ola Bergman

Grâce au partenariat avec Gîtes de France®, nous avons pu obtenir une subvention de la région. Il nous a fallu néanmoins obtenir un prêt bancaire conséquent et étayé mais le banquier y a cru et nous a soutenus. Nous n’avons pas suivi de formation, et nous nous sommes contentés au départ de notre expérience d’accueil et de l’accompagnement solide du label. Le fait de pouvoir déléguer la partie gestion des réservations a aussi été un soulagement.

C’est au fur et à mesure des années, de nos centres d’intérêts et des demandes des vacanciers que nous avons étoffé nos connaissances (en assistant à des conférences, en allant à des rencontres œnotouristiques, en suivant des formations sur l’anglais du vin, la géologie, l’histoire, les réseaux sociaux…) mais aussi grâce aux réseaux notamment en viticulture avec le groupe bio, FEVB, mais aussi les labels : Gîtes de France®, Vignobles et Découvertes qui permettent d’avoir un lien avec l’ensemble des acteurs touristiques.

 

Les moyens mis en place pour concrétiser mon projet

Il a fallu financer l’activité viticole et pour moi la découvrir.

 

Nous avons tout mené de front. Il a fallu financer l’activité viticole et pour moi la découvrir. Mon mari s’est débrouillé quasiment seul sur l’exploitation la première année. Lorsque j’ai cessé d’exercer ma profession, j’ai décidé de travailler quelques mois dans un petit hôtel de charme afin de me familiariser avec l’activité touristique et, pouvoir consacrer mes après-midi au travail des vignes.

C’est en 2004, pendant ma formation que nous avons concrètement lancé le projet de gîte. Nous n’avons pas fait de réelle étude de marché, même s’il nous a fallu constituer un dossier étoffé et chiffré pour le financement aidé par le label.

Nous avons eu aussi la chance de rencontrer une architecte qui a très bien compris nos attentes et les contraintes du projet (en matière de bruit, vue, lumière, espace, esthétique extérieure, respect du site, indépendance) et un maître d’œuvre nous permettant de gagner en temps et en sérénité, même si des retards ne nous ont pas permis d’ouvrir avant juillet 2005.

Nous avons exécuté nous-mêmes tous les travaux de finition : peintures, sols, aménagement et décoration, ce qui était très enthousiasmant.

Mes passions 

Notre passion est, bien sûr, notre métier de viticulteurs et nous aimons vraiment la partager.

Nous avons souhaité ouvrir un hébergement pour entretenir et faire vivre la maison mais aussi pour échanger, promouvoir la région, la viticulture et voyager à travers les visiteurs des différents pays. Cela fonctionne dans les deux sens ! C’est le monde qui vient à nous, et c’est extrêmement enrichissant !

Ce qui est agréable avec les vacanciers, c’est que souvent nous pouvons nouer des liens un peu plus forts et dépasser le simple discours d’accueil, en leur faisant vivre des expériences : déguster mais aussi aller sur la parcelle, les associer à notre pratique en leur faisant par exemple goûter un vin avant et après filtration, passer 1/4 d’heure sur la table de tri, leur montrer, sentir goûter le jus de raisin dans les cuves avant ou en fin de fermentation, visiter une tonnellerie… Et échanger sur notre philosophie et nos choix de viticulture biologique et biodynamique, en expliquant ce que l’environnement signifie pour nous.

Cela me permet de pratiquer l’anglais et d’assouvir mon goût pour la décoration que je fais évoluer en fonction des saisons et des trouvailles que j’ai chinées. Nous voulions proposer un lieu authentique, chaleureux et convivial, confortable mais sans chichi, comme une maison de campagne afin que les gens puissent se l’approprier, s’y sentir comme chez eux.

Une anecdote à vous raconter

Elles sont plurielles, nous avons réellement beaucoup de bons souvenirs de rencontres dont certaines ont débouché sur de vraies amitiés en France et ailleurs !

La plus marquante est probablement celle avec nos amis suédois dont le premier séjour au gîte remonte à 2006 et, auxquels mon mari avait simplement proposé de se joindre à nous pour le feu d’artifice du 14 juillet ! Depuis, ils viennent une à 2 fois par an (désormais à la maison) et nous ont permis de découvrir Stockholm. Photographe professionnel et journaliste, Ola est maintenant bien connue de la Bourgogne viticole avec ses nombreuses interviews de viticulteurs (www.bourgogne-info.eu), et elle a réalisé notre site internet (www.domainemartin.fr).

Ce qui est agréable avec les vacanciers, c’est que souvent nous pouvons nouer des liens un peu plus forts et dépasser le simple discours d’accueil, en leur faisant vivre des expériences…

Adhérent Gîtes de France®

Au départ être adhérent, c’était surtout être accompagné et rassurant pour les vacanciers.

Aujourd’hui, et depuis quelques années, je trouve que le réseau est devenu beaucoup plus dynamique et moteur, qu’il nous permet de bénéficier d’outils plus performants et adaptés, de communiquer plus efficacement et à moindre coût pour les adhérents.

Il noue des partenariats intéressants et diversifiés, va de l’avant, est réactif. L’image est aussi plus moderne.

Un peu de prospective

Revenir à des essentiels, le goût des choses simples : un bon vin, un bon plat, profiter d’activités de plein air, une randonnée en famille, savoir prendre son temps.

Il me semble aujourd’hui que les visiteurs recherchent une expérience à vivre. Les vacances ne sont plus synonyme d’oisiveté : il faut apprendre, découvrir, vivre des expériences uniques, originales. Je pense qu’il faudra savoir préserver son authenticité, sa singularité, donner du sens mais aussi offrir de la diversité.

C’est comme en viticulture : conserver une certaine tradition tout en étant de son époque. Allier curiosité, intuition, innovation, capacité à se remettre en cause et respect de ses origines, de son histoire, de son terroir… Il faudra savoir s’adapter aux besoins de chacun, être réactifs. Mais peut-être aussi revenir à des essentiels, le goût des choses simples : un bon vin, un bon plat, profiter d’activités de plein air, une randonnée en famille, savoir prendre son temps.

Si vous souhaitez découvrir le gîte de Chantal et Michel à Chorey-les-Beaune et y séjourner : 
"Les Beaumonts"- Côte d'Or | Réf. 21G617

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