L'Isère sous la neige

Par Geneviève Grousson-Troyes, propriétaire d’un gîte à St-Martin-d’Uriage (Isère)

A pied, à partir de la maison située au coeur du village d’où rayonnent tous les sentiers arrivant d’Uriage-les-Bains et menant à Chamrousse, une petite promenade d’une ou deux heures aller-retour peut s’improviser pour mieux digérer.

Inutile de se préparer particulièrement. Une tenue chaude et étanche, des chaussures confortables et une gourde suffisent pour se rosir les joues en prenant un bol d’air. Au retour, je préconise de se réchauffer chez Simone, au café du village réputé pour son charme désuet des bistrots d’antan.

Cinq kilomètres plus haut, des promenades plus conséquentes et plus agréables par temps dégagé nous embarqueront dans de belles randonnées dans la montagne sauvage mais il faudra préparer un casse-croûte, une carte et quelques nécessaires de randonnée. Là ce n’était qu’une mise-en-jambes !

Cap Les Seiglières, itinéraire balisé à partir de la maison !

Une fois sortis du jardin, la montagne ne vous lâche pas d’une semelle dès le premier chemin emprunté. Si le sentier monte, c’est assurément vers notre sommet de Chamrousse en passant par Les Seiglières. Terminus de nos sentiers : Le recoin, Roche-Béranger ou Bachat-Boulou.

Le flanc du massif de Belledonne est couvert de forêt et de clairières, de champs cultivés. Deux routes départementales : La route de Chamrousse et la route du Luitel croisent des routes forestières et des petits sentiers à travers des bois bien balisés. Les raquettes sont sur le dos ou chaussées tout de suite, rien sur soi qu’un peu d’énergie, les sentiers paraissent de moins en moins raides l’échauffement passé. Il faut crapahuter une heure pour atteindre nos premiers buts à Seiglières : une auberge à l’ancienne, au dessus un étang et la maison des chasseurs, un refuge au bord d’un petit lac, à quelques pas un observatoire sur la vallée et Grenoble qui apparaît souvent dans sa grisaille urbaine et lointaine.

Rendez-vous au parking de Casserousse : destination les sommets !

Le départ est fixé au pied de la piste des jeux olympiques de 1968, à treize kilomètres de Saint-Martin d’Uriage. La pente est raide au premier abord mais rien de plus normal pour une piste noire… Finalement, elle sera l’occasion de découvrir les massifs alentours en zigzaguant tranquillement.

Au bout d’une demi-heure, en haut, un premier itinéraire sur la gauche de la piste présente déjà rapidement de très jolies alternances de sapins, des petits plateaux de cailloux clairsemés de touffes d’herbes avec des pièces d’eaux bien sauvages.

En cheminant dans de gigantesques éboulis, une balade bien sécurisée nous permet de progresser dans une sorte de goulet à l’allure très alpine, très serré et encaissé.
D’une beauté sauvage, ce spectacle de rocaille unique dans le coin, éclaire d’une petite étincelle cette jolie randonnée. Mais ce n’est pas tout, le rocher de Casserousse nous tient une demi-heure dans une ambiance aride et mystérieuse, dans un milieu très rocheux de forme concave, très escarpé pour nous amener au départ du sentier vers les lacs Roberts. Et là, au bout, cerise sur ces sentiers, les lacs vous accueillent avec majesté été comme hiver. Toute la chaîne de Belledonne se mire dans leurs eaux. C’est superbe !

Visitez l’hébergement de Geneviève

Crédit photos : Mme Grousson-Troyes, la propriétaire

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